| Les réseaux du GSPC algérien vus par la DST française |
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Mais cette récente campagne de communication vise surtout, pour les islamistes, à retourner à leur avantage les dissensions qui traversent depuis un an la mosaïque des salafistes algériens. Pour prendre la mesure de la complexité de cette dernière, et pour comprendre les enjeux qui l’animent, nous vous proposons de télécharger cette synthèse rédigée par le juge d’instruction Philippe Coirre, sur la base des enquêtes menées par la DST sur les salafistes algériens. Réalisée dans le cadre du volumineux dossier dit « des filières tchétchènes », elle évoque les relais en France des différentes branches du salafisme algérien, et notamment ceux du GSPC. D’un point de vue plus général, la campagne de communication actuelle intervient au moment où les chefs emblématiques des maquis répondent favorablement à la politique de réconciliation du président algérien. Né le 14 décembre 1967 à Roubia en Algérie, ancien parachutiste, membre des réseaux des « Afghans arabes », il a accédé au commandement d’une brigade des GIA en 1994. Mais Oussama bin Laden l’a contacté peu après pour l’invité à fonder un mouvement dissident, afin de contrecarrer les effets nocifs dans le monde arabe des actes de barbarie imputés à ces GIA. C’est ainsi, sur inspiration de bin Laden, qu’est fondé le GSPC qui prend officiellement ses marques au cours de l’été 1998. Le procès d’un ancien lieutenant de Hattab, Mohamed Berrachad, ouvert à Tizi Ouzou le 12 février 1999, a apporté plusieurs preuves quant à cette filiation du GSPC – avec en particulier les références de communications par satellite entre Oussama bin Laden et Hassan Hattab passées au mois de mai 1998. Or, au mois d’août 2006, après de longs mois de silence, Hassan Hattab a annoncé son intention de renoncer à la lutte armée et d’adhérer à la politique de réconciliation nationale définie par le président Abdelaziz Bouteflika. Et dans son sillage, plusieurs cadres du GSPC ont consenti à quitter les maquis pour discuter avec les autorités. Un revers cinglant pour Al-Qa’ida, qui a longtemps considéré le GSPC d’Hattab comme sa propre filiale pour mener la guerre sainte au Maghreb. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention d’Ayman al-Zawahiri du 1er septembre 2006, destinée à donner une impulsion aux jeunes générations du GSPC, pour qu’elles poursuivent la lutte armée. Et c’est dans ce contexte qu’il faut lire les récentes déclarations de guerre publiées sur des sites salafistes. Avec les conséquences que l'on entrevoit. Le besoin pour ces successeurs de Hattab de faire oublier que leurs aînés déposent les armes, leur adoubement par al-Zawahiri, et leur appétit de pouvoir au sein des organisations islamistes radicales, les incite à imposer à nouveau la marque du GSPC dans le champ de la violence politique. Ce GSPC "nouvelle génération" s'est donné pour chef Abdelmalek Droukdal et a établi ses bases dans la région de Boumerdès, 50 km environ à l'Est d'Alger. Langue du document : français
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Téléchargez cette synthèse de 4 pages de déc. 2005 et rédigée par le juge Philippe Coirre sur la base des éléments de la DST