| La note de la DGSE sur les ressources d’Oussama bin Laden |
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Le 28.06.07 www.geopolitique.com a obtenu la note de la DGSE du 13 septembre 2001 qui présente les « ressources financières d’Oussama bin Laden ». Titrée « note de renseignement », et rédigée le surlendemain des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, elle dresse un état des lieux précis du réseau financier grâce auquel Oussama bin Laden a pérennisé ses activités... Selon les services secrets français, trois sources de financement doivent être pris en compte : certains des demi-frères travaillant au sein du groupe de BTP familial, le Saudi Bin Laden Group ; des organisations non gouvernementales islamistes ; et des hommes d’affaires saoudiens. Au sujet de ces derniers, la note de la DGSE mentionne deux noms, Mohamed Hussein al-Amoudi et Khaled bin Mahfouz, en les citant comme les artisans historiques d’un système bancaire qui a profité à Oussama bin Laden.
Selon une autre note de la DGSE, Khaled bin Mahfouz, ex-président de la National Commercial Bank, a été assigné à résidence en 1999 par le prince héritier de l’époque, l’actuel roi Abdallah bin Abdelaziz al-Saud, après avoir été reconnu responsable du détournement de 400 millions de rials saoudiens. Les avocats de Khaled bin Mahfouz et ceux de Mohammed Hussein al-Amoudi ont toujours démenti, catégoriquement, que leur client respectif ait pu financer Oussama bin Laden. Lorsque cette note a été rédigée et transmise aux autorités politiques, les affaires de terrorisme islamiste à la DGSE dépendaient du Service de renseignement de sécurité (SRS), lui-même placé sous la direction d'Alain Chouet.
À propos d’Al-Qa’ida, une étude du département du Trésor américain, du 23 mars 2005, montre que seulement 1% des sommes engagées dans des activités terroristes sont contrôlées par les exécutants eux-mêmes des actions terroristes. Et ce 1% correspond au coût, en général très modeste, des préparatifs de l’attentat a proprement parlé, tel que celui du 11 septembre, à titre d’exemple. Le reste des fonds - soit 99% - dépend des chefs militaires et des chefs politiques de l’organisation. Ainsi, entre 1999 et 2001, alors que le commando mené par Mohammed Atta se préparait à frapper les Etats-Unis, l’essentiel des ressources financières d’Al-Qa’ida servait à entretenir les divers camps d’entraînement mis à sa disposition en Afghanistan (hébergement de 3.000 à 4.000 moudjahiddines, coûts d’infrastructures, achats d’armes…). Identification : tampons et marquage de la DGSE. Langue du document : français. |

Les deux hommes ont en outre été associés dans divers projets industriels en Arabie Saoudite.
Au-delà des données factuelles contenues dans cette note, se pose l’une des problématiques les plus épineuses pour la compréhension des phénomènes terroristes : qui financent les organisations, et surtout, quels paramètres prend-on en compte pour quantifier ces financements ?