| 11 Sept. 2001, nouveaux éléments à charge contre le Pentagone |
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Cette affirmation a d’abord été lancée le 27 juillet 2005 dans la presse par l’officier de renseignement Anthony Shaffer, l’un des fonctionnaires de la DIA qui administrait Able Danger ; avant d’être à plusieurs reprises fermement démentie par le Pentagone. Pourtant, le 17 février 2006, ce même Anthony Shaffer a déposé une plainte contre sa propre administration, la DIA (Defense intelligence agency), au motif que celle-ci lui a empêché, à partir de 2004, de transmettre au Congrès les documents de nature à prouver ses dires. Une plainte désormais instruite sous l’autorité du juge Gladys Kessler. Plus de huit mois après l’ouverture de cette procédure devant la cour du district de Columbia, www.geopolitique.com a obtenu une série de pièces versées à l’enquête, que nous vous proposons de télécharger, et qui confirment et détaillent - en l’état du dossier - les informations fournies par l’officier de renseignement. Vous pouvez dès à présent télécharger les lettres du directeur juridique de la DIA ou du fonctionnaire chargé des relations avec le Congrès, ainsi que les procès-verbaux des divers protagonistes, donnant la mesure des tentatives d’obstruction. Ces documents apportent aussi la confirmation que la majorité républicaine au Congrès n’a pas voulu obtenir les preuves que le Pentagone détenait. Enfin, ils décrivent la nature des données rassemblées sur Mohammed Atta par Able Danger. L’avocat de Shaffer, Mark Zeid, contacté par www.geopolitique.com le 15 nov. par téléphone, a estimé que l’arrivée d’une nouvelle majorité démocrate au Congrès participerait à accélérer encore la démonstration que son client a tout fait pour porter à la connaissance des élus de la nation ces dysfonctionnements. Car avant de s’en remettre aux tribunaux, Anthony Shaffer avait tenté d’attirer l’attention de la Commission du 11 Septembre, mais sans obtenir que le président du groupe d’enquête, Thomas Kean, évoque ces faits déterminants dans son rapport final, publié le 22 juillet 2004. Selon ce document en effet, les services de renseignement relevant du Pentagone n’ont jamais eu connaissance des agissements de Mohammed Atta avant le 11 septembre. Un an plus tard, après les révélations de la presse, le 12 août 2005, Thomas Kean revenait pourtant sur ses propres conclusions en confirmant avoir reçu des déclarations qui convergeaient vers celles de Shaffer (en particulier celle du capitaine Scott Phillpott) ; mais que ses diverses investigations et demandes auprès du Pentagone n’avaient pas permis de les étayer. Au même moment, le cabinet du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld demandait un audit à l’inspecteur général du Pentagone, Thomas Gimble, rendu public le 21 septembre dernier, et niant catégoriquement que les déclarations de Shaffer soient fondées. D’un point de vue plus historique, Able Danger a été créé en octobre 1999 sur instruction du chef d’état-major des Armées, Hugh Shelton. L’idée était de croiser des données classifiées collectées par le Pentagone sur des personnes et des sociétés, avec, par ailleurs, divers fichiers civils ou commerciaux se rapportant aux activités usuelles de tous résidants aux États-Unis. L’objectif étant a priori de prévoir des menaces sur le territoire national. Dès la première arrivée de Mohammed Atta à New York le 3 juin 2000, il était repéré par ce système qui identifiait trois de ces contacts à Brooklyn où il logeait. Cependant, au mois de mars 2001, devant – peut-être – les risques juridiques encourus par cette utilisation combinée de fichiers classifiés avec des fichiers contenant des données privées, la direction de la DIA mettait fin au programme Able Danger. Et au mois de septembre 2004, les données recueillis par Anthony Shaffer dans le cadre de ce programme, et archivées dans son bureau de la DIA, étaient détruites sur ordre de ses supérieurs. Langue du document : anglais
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