| Quand le terroriste est un combattant de la liberté |
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Semaine du 30 avril au 7 mai Par Bernard Estrade Le tribunal de l’état de Floride a créé un précédent lourd de conséquences en ordonnant la libération sous caution, le 6 avril dernier, d’un certain Luis Posada Carriles accusé d’avoir fait exploser un avion civil en vol et organisé une campagne d'attentats, causant la mort de plus de 70 personnes. Une telle décision dans les Etats-Unis où, six ans après les attentats du World Trade Center la « guerre contre le terrorisme » a parfois des allures de culte religieux, paraît à peine croyable. Et ni le ministère de la justice Alberto Gonzales, ni celui de la sécurité intérieure, Michael Chertoff n’ont fait appel du jugement.
L'organisation de recherche National Security Archives a rendu public en mai 2005 plusieurs rapports de la CIA et du FBI démontrant les liens de ces institutions avec l'auteur de l'attentat. Posada Carriles a lui-même admis avoir organisé en 1997 une vague d’attentat contre les hôtels et boîtes de nuit de Cuba afin de décourager le tourisme de plus en plus important pour le développement économique de l’île. Un italien avait été tué. Dans l’intervalle, Posada avait « travaillé » au Salvador et au Guatemala aux côtés des groupes proaméricains type « escadron de la mort ». Et c’est en 2000 qu’il avait été arrêté -et vite relâché- au Panama pour avoir tenté d’organiser l’assassinat de Fidel Castro à l’occasion d’une visite officielle dans le pays. Appréhendé en 2005 pour entrée illégale aux Etats-Unis, il attendait que la justice américaine se prononce sur les demandes d’extradition présentées par le Venezuela et Cuba. Elle a préféré le libérer. ©www.geopolitique.com/be |

Posada (photographié ci-contre en 1976), bien qu’il soit accusé de méthodes et d’un palmarès qui corresponde à la définition d’un terroriste, n’en est toutefois pas un pour Washington : c’est en effet