| L’Armée populaire de Chine se moque de l’état-major U.S |
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Semaine du 20 au 27 nov. Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone, a officiellement reconnu l’embarrassant incident qui s’est produit le mois dernier au large d’Okinawa. L’épisode est intervenu alors que l’amiral Gary Roughead, commandant la flotte du Pacifique, se rendait à Pékin pour rencontrer des responsables militaires chinois. Le sous-marin de la classe Song a été découvert par le U.S. Kitty Hawk, en manœuvre avec son groupe aéronaval qu’alors qu’il ne naviguait qu’à quelques kilomètres, largement à la portée des torpilles et des redoutables Yingji 8, un missile anti-navire guidé, dont le submersible chinois est équipé. La déconvenue a été double. Tactiquement, jamais le sous-marin chinois n’aurait du pouvoir s’approcher aussi près du porte-avions sans être détecté. Stratégiquement, c’est la première fois qu’un sous-marin chinois était signalé si loin de ses bases dans un Pacifique où la flotte américaine régne jusqu’à présent sans partage depuis un demi-siècle. Ce n’est pas la première mauvaise surprise que la Chine a réservée aux Etats-Unis ces derniers mois. De hauts responsables américains ont ainsi confirmé que des lasers basés au sol venaient d’aveugler temporairement des satellites du U.S. Space Command survolant le territoire chinois. La capacité chinoise à interférer dans l’espace avec la suprématie des Etats-Unis était soupçonnée depuis quelques temps. Elle est maintenant prouvée et reconnue. Les rayons d’énergie, selon des experts américains, ont affecté autant des satellites à système électro-optique de type Keyhole que des Lacrosse à système radar. La mention n’en a été faite que discrètement et après d’intenses débats par le Pentagone dans son rapport sur les nouvelles capacités de la Chine destiné à la Maison Blanche. Le sujet est en effet particulièrement sensible. Les Etats-Unis comptent sur leurs satellites autant comme système de reconnaissance et de renseignement que comme plate-forme pour le système d’information et de communication au cœur de la révolution dans les affaires militaires en cours au Pentagone. Evoquer la vulnérabilité de ces systèmes coûteux et longs à développer a des implications stratégiques fondamentales et lourdes sur un plan financier. Ce n’est sans doute pas totalement un hasard si le développement des capacités militaires de la Chine fait maintenant l’objet de fuites et déclarations diverses de la part de l’establishment militaire américain. Avant l’attentat contre le World Trade Center, le Pentagone identifiait déjà à l’horizon 2025 un seul ennemi potentiel qui, s’il n’était jamais nommément identifié, ne pouvait être que la Chine. La « guerre contre la terreur » a pris depuis la priorité avec les conséquences que ce choix implique pour l’organisation des forces armées et pour la définition des programmes d’armements. Rafraichir maintenant la menace d’un conflit conventionnel permet de défendre plus facilement les budgets des grands programmes traditionnels, qu’ils soient terrestres, aéronautiques, navals ou spatiaux qui n’ont que peu d’intérêt pour mener la « guerre contre la terreur ». La Chine, avec son milliard et demi d’habitants et une économie en plein développement, n’hésite plus à revendiquer ses prérogatives de grande puissance et apparait capable à terme de défier la suprématie actuelle des Etats-Unis. Elle constitue ainsi le parfait épouvantail pour les nostalgiques d’un confortable ordre bipolaire… © www.geopolitique.com |
