| Le p.v des discussions avec Mladic pour libérer les pilotes français |
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Elles sont consignées dans un courrier de l’ancien directeur de la DST Yves Bonnet, adressé à l’Élysée quelques jours après la libération des deux militaires, que nous avons scanné et que vous pourrez télécharger ci-dessous au format PDF. L’affaire avait débuté le 30 août 1995 lorsque le Mirage 2000 du capitaine Frédéric Chiffot et du lieutenant José Souvignet était abattu après avoir bombardé un objectif situé dans la région de Pale - capitale de la Republika Srpska.
De multiples démarches étaient ainsi initiées, parfois concurremment. Dépêché d’abord à Belgrade, les discussions de Gaydamak mettaient en évidence le désir des dirigeants de la Republika Srpska de parler en direct avec des responsables militaires français. Pour satisfaire cette requête, le général français Pierre-Marie Gallois se rendait en Serbie puis dans la république des Serbes de Bosnie, où il rencontrait secrètement le général Ratko Mladic le 17 novembre 1995. À cette période, à Paris, le général Gallois se voyait frappé d’ostracisme par sa hiérarchie militaire, au sujet précisément de ses amitiés serbes.
Deux jours plus tard, le 14 décembre 1995, l’ancien directeur de la DST Yves Bonnet, devenu député de la Manche, écrivait personnellement à Jacques Chirac, pour solliciter du président de la République qu’il remercie le général Gallois de ses efforts. Nous vous proposons de télécharger son courrier, ainsi que les minutes de la rencontre entre le général Gallois et le général Mladic qui l’accompagnent. Celles-ci consignent toutes les exigences du chef militaire serbe au sujet de l’avenir de son armée et au sujet de son avenir personnel (le premier acte d'accusation du Tribunal pénal internationnal pour l'Ex-Yougoslavie contre Mladic date du 24 juillet 1995), en contrepartie de son intervention en faveur des pilotes. Selon les termes de la lettre d’Yves Bonnet, cette discussion entre Ratko Mladic et Pierre-Marie Gallois est directement à l’origine de la libération des deux pilotes. Identification du document : signature d'Yves Bonnet Si vous êtes déjà abonné à www.geopolitique.com : entrez votre identifiant et votre mot de passe dans la colonne à gauche de cet article, cliquez sur "Connecter" et vous accéderez immédiatement à l'interface téléchargeable du site Sur Ratko Mladic, vous pouvez prendre connaissance d'une version française intégrale du premier acte d'accusation contre Ratko Mladic daté du 24 juillet 1995, et modifié le 16 novembre 1995. Vous pouvez aussi consulter le mandat d'arrêt commun émis contre Ratko Mladic et Radovan Karazdic.
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Dès le 1er septembre, l’état-major militaire et tous les services de renseignement sollicitaient des réseaux, à la moralité très inégale, pour obtenir des renseignements sur le sort qu’ils avaient connu. À l’image de la DST, qui développait alors un entregent douteux avec les milices serbes impliquées dans de nombreux crimes de guerre.
Près d’un mois après ce voyage de Pierre Marie Gallois, le même Mladic remettait officiellement les deux pilotes au chef d’état-major des armées françaises, le général Jean-Philippe Douin, le 12 décembre 1995.