| Les rapports de l'OSCE sur l'état du Kazakhstan |
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Le 21.06.07 En annonçant hier des élections législatives anticipées pour le 18 août prochain, au lieu de 2009, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev s'efforce de donner des gages de bons fonctionnements démocratiques à ses clients énergétiques européens et américains. Une réforme constitutionnelle entérinée le 18 juin dispose en effet que sur les 107 députés de la Chambre basse, désormais 98 d'entre eux seront élus à la proportionnelle. Une disposition permettant en théorie aux partis d’opposition d’être prochainement représentés. En pratique, pareille évolution pourrait être soumise à de nombreux aléas… Comme le montrent les rapports confidentiels du bureau de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que nous vous proposons de télécharger, le régime en place n'a pas relâché sa pression contre les opposants et les journalistes au cours des trois derniers mois. Ces rapports, que nous avons scannés et que vous retrouverez au bas de cet article, ont été rédigés par les experts de l’OSCE en poste à Almaty entre 1er avril et le 1er juin dernier. Les données factuelles qu’ils contiennent étayent, à certains égards, la thèse selon laquelle les avancées politiques de Nazarbaïev ne visent qu’à satisfaire les requêtes de l’Union Européenne et de Washington. Les grandes capitales occidentales se montrent soucieuses que le partenaire énergétique kazakh promulgue des réformes pro-démocratiques – même si leur application demeure hypothétique. Jamais, depuis l'indépendance du pays en 1991, l'OSCE n'a validé la régularité des différents scrutins ayant reconduit le président Nazarbaïev et son parti dans leurs fonctions. Lors de la dernière élection présidentielle, de 2005, Noursoultan Nazarbaïev a été réélu avec 91% des voix.
Inauguré en mai 2005, le BTC représente la seule voie pro-occidentale, échappant au contrôle de la Russie, pour extraire le pétrole d’Asie Centrale vers des terminaux pétroliers d’un pays membre de l’OTAN. Ces dernières années, ExxonMobil est devenu l’un des principaux acteurs pétroliers au Kazakhstan. Le groupe a investi 4 milliards $ dans le pays. Langue du document : anglais
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La semaine dernière les groupes ExxonMobil et Total ont pressé les autorités kazakhes de mettre en œuvre la construction de leur système de raccordement à l’oléoduc Baku-Tbilissi-Cheyan (BTC). Cette route pétrolière reliant – pour l’heure – la mer Caspienne aux côtes turques de la Méditerranée, gérée par un consortium formé par British Petroleum, revêt une importance stratégique cruciale.