| Les échanges de courriers à l’OSCE sur l’élection en Russie |
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Le 06.03.08 Selon la Commission électorale centrale russe, Dimitri Medvedev a été élu à la présidence de la Fédération de Russie, dimanche 2 mars, avec 70% des suffrages exprimés pour une participation de 69% des électeurs – sur 109 millions d’inscrits. Un scrutin dont l’honnêteté s’avère délicate à évaluer... En effet, Le principal organisme européen d'observation des élections, l’Office pour les institutions démocratiques et les droits de l'homme (OIDDH), qui dépend de l'OSCE, avait renoncé à sa mission de surveillance de la présidentielle russe. Au motif que Moscou lui imposait des restrictions inacceptables. Cette décision, prise par Christian Strohal, le directeur de cet office, remontait à la semaine du 4 février, à la suite d’un échange de courriers et de notes verbales entre la délégation Russe à l’OSCE et les autres représentations. C’est certain de ces échanges que nous vous proposons de télécharger au bas de cet article. Dans un message du 31 janvier, Alexi Borodavkin, le chef de la Mission russe auprès de l’OSCE, tente ainsi de justifier les limitations des autorités du Kremlin tout en confirmant officiellement l’invitation aux équipes de l’OIDDH à suivre le suffrage. Le même jour, la Délégation canadienne auprès de l’OSCE détaille dans quelle mesure le cadre étroit de cette invitation russe empêchera aux observateurs de l’OIDDH d’effectuer correctement leur travail. Après le refus de l’OIDDH, d’autres observateurs, moins spécialisés, ont cependant consenti à suivre le scrutin russe. Telle une délégation de l’Assemblée permanente du Conseil de l’Europe. Le chef de cette délégation, le Suisse Andreas Gross, a prudemment déclaré peu après le suffrage "Les résultats de l'élection présidentielle (...) sont un reflet de la volonté d'un électorat dont le potentiel démocratique n'a malheureusement pas été exploité, avant de préciser que "nous continuons de penser que le résultat reflète la volonté de la majorité".
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Téléchargez ces courriers internes à l'OSCE sur l'élection présidentielle du 2 mars.