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Les ventes d’armes de l’équipe Chirac au régime de l’Apartheid Version imprimable Suggérer par mail

ImageTéléchargez ces 14 pages de documents confidentiels sur les livraisons d'armes d'Aérospatiale
à l'Afrique du Sud.


Le 22.02.07 Comme www.geopolitique.com le prouve et le détaille grâce à des documents jamais révélés jusqu’à aujourd’hui : entre 1986 et 1988, quand Jacques Chirac était Premier Ministre, la France a militairement et massivement assisté le régime de l’apartheid. Dans un livre flatteur pour l’actuel président de la République, et qui connaît un grand succès, l’auteur Pierre Péan présente pourtant sous un nouveau jour les relations entretenues par Jacques Chirac avec des personnalités sud-africaines à cette période...

Ainsi, l’ouvrage reprend sans nuance des assertions du chef de l’État sur son rôle supposé dans le financement de l’ANC de Nelson Mandela - le mouvement de libération anti-apartheid.

Il se prête ainsi à un travail de réécriture des pages les plus sombres de l’histoire des relations africaines de la France. Au final : Jacques Chirac y apparaît comme un soutien important et inconditionnel des réseaux de l’ANC, à l’époque où ceux-ci étaient pourchassés par les services secrets de Pretoria. Presque un héros… 

Une impression opposée s’impose cependant en prenant connaissance des preuves sur les accords de défense secrets passés entre la France et l’Afrique du Sud, quand l’apartheid y sévissait encore et que Jacques Chirac était Premier Ministre - du 20 mars 1986 au 10 mai 1988. En ce temps-là, la communauté internationale marquait d’opprobre le régime Sud-africain, et un embargo des Nations-Unies interdisait strictement toutes les ventes d’armes ou de matériels de sécurité à ce pays (l’embargo n’a été levé qu’après l’abolition de l’apartheid, décrétée le 30 juin 1991).

En 1986, Paris a rompu de manière radicale avec cette politique en organisant, clandestinement, le renouvellement de la flotte d’hélicoptères de combats de l’armée sud-africaine. Des appareils qui alors pouvaient être utilisés contre des insurrections intérieures. Ainsi, la société Aérospatiale a vendu 50 Puma S2, avec leurs armements, pour 13 milliards FF, au profit d’Armscor, le consortium d’équipements militaires sud-africain. L’opération a été parachevée le 16 avril 1986, moins d’un mois après la nomination de Jacques Chirac au poste de Premier Ministre. Et elle a été préparée dans la perspective de son arrivée aux affaires. 

D’un point de vue technique, elle a été rendue possible par la corruption de l’état-major de l’Armée de l’Air portugaise, qui accepta alors de créer des structures écrans, pour tromper la communauté internationale, et faire croire que cette grande quantité d’hélicoptères quittant les chantiers français devait équiper le Portugal.

Dans les documents que www.geopolitique.com vous propose de télécharger, vous découvrirez les procès-verbaux des premières et dernières réunions secrètes entre les dirigeants d’Aérospatiale, d’Armscor et les généraux portugais ; avec les rôles joués par des personnalités qui occupent de nos jours encore des responsabilités. Vous prendrez connaissance de tous les circuits financiers créés pour la circonstance, grâce à des pièces émanant de la direction financière d’Armscor, ainsi que des opérations assumées par de grandes banques françaises et luxembourgeoises en violation de l’embargo de l’ONU. 

Officiellement, le 7 mai 1986, peu de temps après sa prise de fonction, le gouvernement de Jacques Chirac a réinstallé un ambassadeur de France à Pretoria – en la personne de Pierre Boyer – alors que les relations entre les deux capitales étaient précédemment au plus bas, surtout après l’état d’urgence décrété par Pieter Botha et qui frappait durement la population noire. Trois semaines plus tard, Jacques Chirac se prononçait en personne en faveur d’un assouplissement des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud. Et à l’occasion des commémorations du 11 novembre 1986, le président Pieter Botha effectuait une visite privée en France ; une première pour une démocratie occidentale, provoquant de vives protestations dans les rangs de l’ANC.  

Langue du document : anglais
Identification : signatures et tampons des protagonistes

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