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Les critiques de l'US Army contre Halliburton en Irak Version imprimable Suggérer par mail

ImageTéléchargez ce document de 13 pages daté de 2005, contenant un d'audit de l'US Army en Irak pointant les fautes d'Halliburton.

Le 05.10.06 La guerre en Irak a permis à des intérêts économiques proches de la Maison Blanche de s’enrichir indûment, et souvent au détriment de la sécurité des soldats américains. Il y a deux semaines, le 18 septembre dernier, cette hypothèse a été étayée par la déposition devant le Sénat, à Washington, de Julie McBride...

juriste de formation et ex employée de le société de prestations paramilitaires Kellog Brown & Root (groupe Halliburton), qui l’avait affectée sur la base de Fallujah en Irak.

Le système de fraudes qu’elle a dépeint aurait eu pour conséquence d’exposer gravement la vie des soldats américains. Plusieurs litiges en ce sens, entre Halliburton – le groupe autrefois dirigé par le vice-président Dick Cheney – et des familles de soldats tués en Irak, auraient fait l’objet de conventions amiables.

Ainsi, nous vous proposons de télécharger un document de 13 pages renfermant un courrier d’avocat très significatif adressé au service contentieux d’Halliburton le 11 juillet 2005. Il concerne un incident survenu le long du principal axe routier nord-sud irakien, au cours duquel le sergent James G. West a trouvé la mort le 11 juillet 2004. La lettre est accompagné d’un rapport d’audit sur les circonstances de la mort, coordonné par le colonel Patrick Bogan, du bataillon d’artillerie 1-94 FA.    

Cet audit conclut que l’incident a pour causes principales des manquements caractérisés de Kellog Brown & Root et d’Halliburton. Il pointe en particulier des négligences dans les activités de frets routiers assurés par Kellog Brown & Root, et dans sa politique de recrutements d’opérateurs locaux.

Or, devant la Commission des affaires politiques du Sénat, Julie McBride a détaillé comment cette principale filiale d’Halliburton  surfacturait au département  de la Défense la plupart de ses activités en Irak, sans aucune justification économique. La direction de la communication d’Halliburton a immédiatement démenti les éléments factuels qu’elle a portés à la connaissance des parlementaires.  

Selon le sénateur démocrate Byron Dorgan, qui dirige les travaux de cette commission, l’intervention de Julie Mc Bride s’inscrivait dans le cadre des investigations parlementaires menées sur des fraudes à grande ampleur impliquant les principaux groupes américains bénéficiaires des contrats signés par le Pentagone pour suppléer à son action en Irak, ou pour soutenir la politique de reconstruction en Irak. Il s’agit des groupes Halliburton, de la société de prestations paramilitaires Custer Battles (reconnue coupable en première instance d’avoir détourné 3 millions $ sur ces contrats avec l’Etat fédéral), du groupe Parsons, et du géant du bâtiment Bechtel.

A Washington, depuis deux ans, plusieurs parlementaires se sont émus de la proportion du budget alloué aux opérations en Irak qui revient sous forme de contrats au  groupe pétrolier Halliburton et à sa filiale Kellog Brown & Root. Pour Byron Dorgan, au cours de neuf dépositions précédentes, sa commission a acquis la certitude que l’entreprise surfacturait amplement, en multipliant par deux le coût normal de certaines de ses interventions. 

Langue du document : anglais.
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