| Révélations sur les activités en RDC du trafiquant Sanjivan Ruprah |
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Interrogé par www.geopolitique.com, ce 9 nov. par téléphone, l’avocat belge de ce dernier, Luc de Temmerman, dénonce une mascarade et affirme que les faits susceptibles de justifier cette décision sont connus des services américains « depuis plus de quatre ans ». Luc de Temmerman précise en outre que « en République Démocratique du Congo, M. Ruprah a assuré des opérations de fret aérien pour le compte des anciens amis rwandais du clan Kabila, en particulier Paul Kagamé, James Kabarehe et Patrick Karegeya. Et ses livraisons, il les a effectuées avec la bienveillance des services américains ». Selon lui « c’est une décision prise pour la galerie et elle n’a aucun sens judiciaire actuellement ». Sanjivan Ruprah avait été appréhendé le 5 février 2002 à Uccle en Belgique, où résidait sa famille ; après qu’un rapport d’experts remis le 19 décembre 2000 au Conseil de Sécurité de l’ONU sur les trafics de diamants et d’armes en Afrique l’ait présenté comme l’un des principaux pourvoyeurs en matériel de guerre via ses compagnies aériennes. Cependant, le 27 juin 2002, devant la Chambre d’accusation de Bruxelles, Luc de Temmerman obtenait la remise en liberté de Sanjivan Ruprah, faute de preuve. Même les charges de détention de faux papiers avaient dû être retirées. www.geopolitique.com vous propose de télécharger un document de 21 pages contenant divers formulaires administratifs et correspondances commerciales qui éclairent d’un jour nouveau la raison d’être du décret du président américain. Plusieurs de ces pièces ont été saisies et authentifiées par le Tribunal de Monza en Italie dans le cadre des recherches menées en Europe après son arrestation de 2002. Ainsi nous vous proposons de prendre connaissance des courriers de l’une des sociétés aéronautiques de Ruprah, San AIR, basée à Sharjah dans les Emirats Arabes Unis. Ils révèlent que Sanjivan Ruprah a en réalité dans un passé récent, au moins jusqu’en août 2001, travaillé sur des opérations logistiques sensibles pour le ministère de la Défense de la République Démocratique du Congo – alors que le décret de la Maison Blanche le présente simplement comme un homme d’affaires à la solde des rebelles. À Kinshasa en RDC, les relations du gouvernement de Joseph Kabila avec Sanjivan Ruprah ont même été entretenues par un représentant officiel ayant pignon sur rue dans la capitale congolaise, Jean-Paul Ekombolo - lui-même actionnaire d’une société de conseil spécialisée sur l’Afrique et basée à Londres, au 139 Plashet Road, Ekomboje Multi-services Ltd. Nous vous proposons également, parmi les pièces à télécharger, une lettre manuscrite de Ruprah – rédigée en prison le 19 mai 2002 – dans laquelle il s’explique sur ses activités en RDC. Régulièrement présenté comme un homme d’affaires kenyan, Sanjivan Ruprah est en réalité un ressortissant britannique d’origine indienne, ayant résidé au Kenya. Son dernier passeport en cours de validité, jusqu’au 10 juillet 2008, que vous découvrirez en ligne, a été établi le 10 juillet 1998 par l’ambassade de Grande-Bretagne de Kinshasa. Il comporte de nombreux visas à entrée multiple en République Démocratique du Congo, au Rwanda et au Libéria ; ainsi que les marques de plusieurs déplacements en Grande-Bretagne. Le décret de George W. Bush du 30 octobre (et rédigé le 27) visait également l’homme d’affaire d’origine russe Victor Bout, à propos duquel Interpol avait dès 2002 répertorié l’ensemble des activités en Afrique dans un rapport – le projet Bloodstone - que www.geopolitique.com a mis en ligne le 8 juin 2006.
Identification : papiers à en-tête de la société de Sanjivan Ruprah, lettre manuscrite de Sanjivan Ruprah avec sa signature, description des activités en RDC de sa société Saropa Holdings saisie par le Tribunal de Monza, passeport délivré par les autorités britanniques. Langue du document : anglais
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