| Rapports classifiés de l’OSCE sur la corruption du Kazakhstan |
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Le 01.02.07 En début de semaine, ce 29 janvier, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dans un communiqué officiel, demandait au Kazakhstan de renoncer à sa nouvelle législation réprimant les atteintes à l’honneur du président, le très despotique Noursoultan Nazarbaïev, chef d’État mi-tyran mi-affairiste, réélu en décembre 2005 à la tête d’une République fantoche avec 91,5% des suffrages, lors d’un scrutin entaché de multiples fraudes. La semaine précédente, un journaliste écopait de deux ans de prison avec sursis pour avoir publié deux enquêtes sur l’assassinat début 2006 d’un des chefs de file de l’opposition, Altynbek Sarsenbaïouly, dans lesquelles il se penchait sur l’implication de la police politique de la présidence dans ce dossier. Une piste qu’aurait également suivi un autre journaliste travaillant sur place, Grégoire de Bourgues, français celui-là, qui a été retrouvé assassiné dans son appartement d’Almaty le 2 août 2006. Certes, l’initiative de l’OSCE peut paraître courageuse au regard de l’importance prise par le Kazakhstan dans les fournitures pétrolières et gazières de l’Union Européenne et des États-Unis. D’autant que Noursoultan Nazarbaïev a exprimé le vœu que son pays accède à la présidence de l’organisation en 2009. Cependant, elle se révèle bien timorée à la lecture des rapports confidentiels accablants rédigés par les observateurs de l’OSCE basés à Almaty. Ce sont ces documents-là, d’ordinaires réservés aux seuls membres de l’OSCE, que nous vous proposons de télécharger. Ils détaillent pour la seule année 2006 les méthodes du président Nazarbaïev et mettent en exergue le rôle de ses réseaux de caractère mafieux pour placer sous contrôle l’économie de cette ex-république soviétique. D’autre part, ils rendent compte de la dépendance accrue des démocraties occidentales à l’égard de ce régime. Le 10 janvier dernier, la Commission Européenne a rendu public son projet de politique énergétique commune, dans laquelle elle encourage les États membres à accroître ses achats d’hydrocarbures kazakhs afin de sécuriser leurs approvisionnements. Cette option intéresse plus particulièrement la France, qui dépend de la Russie pour son gaz, et pourrait diminuer ce lien au profit des seigneurs de l’énergie du clan Nazarbaïev. Dans ce contexte, l’heure est plutôt à soigner l’image de l’allié Kazakh. Le sénateur du Gers Aymeri de Montesquiou, président du Groupe d’amitié France-Kazakhstan, et auteur en 2005 d’un rapport demandé par le ministère de l’Économie et des Finances sur le renforcement des liens industriels avec les pays d’Asie Centrale, était en déplacement officiel au Kazakhstan ce 25 janvier. Il a rencontré sur place plusieurs « députés » acquis au régime dans le but de préparer un ambitieux voyage parlementaire, pour l’année 2007, qui redorerait le lustre des institutions kazakhes. Langue du document : anglais
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