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Les rapports confidentiels sur le pouvoir de l’opium en Afghanistan Version imprimable Suggérer par mail

ImageTéléchargez ce document de 28 pages, composé notamment d’un briefing présenté à l’office antidrogue de l’ONU à Vienne.

Le 30.11.06 Le rapport officiel des Nations-Unies et de la Banque Mondiale sur l’importance prise par le commerce de la drogue en Afghanistan, publié ce mardi 28 novembre, dressait déjà un état des lieux inquiétant. Pourtant, ses conclusions tendent à minorer la réalité, comme on peut le constater à la lecture des documents du ministère afghan de lutte contre la drogue obtenus par www.geopolitique.com.

Selon les chiffres des Nations-Unies, avec 165.000 hectares dédiés à la culture de l’opium en 2006, l’Afghanistan répond désormais à 90% aux besoins du marché mondial, en particulier pour les réseaux de vente d’héroïne. Cette proportion a été rendue possible par une augmentation de 60% de la surface de terres cultivée au cours de l’année écoulée.

En communiquant ces données alarmantes, les responsables onusiens ont tenu à rappeler que les zones de croissance de ces cultures correspondaient souvent à celles où les milices islamistes opposaient la résistance la plus farouche aux forces de l’OTAN - comme dans le Sud-Est du pays, ou dans la région de Kandahar (dont le conseil provincial est présidé par le frère du président Hamid Karzaï). 

Cependant, les représentants des organisations internationales ne se sont pas publiquement étendus sur la question des moyens mis à disposition des grossistes pour qu’ils parviennent à convoyer leurs marchandises au-delà des frontières, à la barbe des contingents internationaux déployés en Afghanistan.

Ni même sur la question des structures financières permettant de payer intermédiaires, grossistes et cultivateurs, sur la base des ventes effectuées à l’étranger. Or, selon un courrier du 22 novembre d’Antonio Maria Costa, directeur de l’Office de lutte contre la drogue des Nations-Unies (UNDOC), une large partie de l’héroïne disponible actuellement en Europe est d’origine afghane. 

Les documents que nous vous proposons de télécharger apportent de nouveaux éléments de compréhension sur ces problématiques très sensibles pour les relations de Kaboul avec les grandes capitales occidentales.

Il s’agit en premier lieu d’un descriptif du ministère afghan de lutte contre la drogue, remis le 24 octobre dernier à Vienne, par Khalilullah Hamid, chef de cabinet de cette administration afghane, en présence de fonctionnaires de l’UNDOC, .

Il s’agit enfin du plan stratégique de lutte contre la drogue en Afghanistan, réalisé par ce même ministère et destiné à s’appliquer au cours des cinq prochaines années. Les détails qu’il livre fournissent un panorama à peu près complet des niveaux de corruption et des compromissions à tous les niveaux de l’appareil étatique et financier, ayant rendu possible cette hausse vertigineuse de la production d’opium dans le pays et de son exportation massive.

 

Langue du document : anglais.
Identification : rapports à en-tête du ministère afghan de lutte contre la drogue.

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