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Les comptes au Luxembourg du président Dos Santos Version imprimable Suggérer par mail

ImageTéléchargez ce document de 7 pages avec une lettre de la banque du Luxembourg et un p.v détaillant les comptes

Le 18.01.07 C’est l’évènement géopolitique du début d’année. Depuis ce 1er janvier 2007, l’Angola adhère à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et confirme son statut de nouvelle puissance stratégique. Ce douzième membre du cartel accède au système de régulation des cours pétroliers après être devenu en 2006 l’un des principaux fournisseurs de la Chine (15% des importations de Pékin) et le septième fournisseur des États-Unis.

À l’échelle du continent Africain, ces évolutions dessinent – en théorie seulement – un avenir radieux pour l’Angola, dont les populations souffrent toujours des conséquences de trente années de guerre civile. En effet, selon le Fonds monétaire international, l’économie angolaise connaîtra en 2007 une croissance record de 31 %, après le chiffre, déjà très élevé, de 15% atteint en 2006.   

Pour autant, l’exceptionnel niveau de corruption du président Jose Dos Santos, et le contrôle que son clan exerce sur la manne pétrolière, ne permettra pas à la majorité des angolais de connaître des jours meilleurs. Pour l’année 2006, l’organisation Transparency International a classé l’Angola comme l'un des pays les plus corrompus de la planète (142e sur 163).

Alors que cette dépravation financière laisse indifférentes les compagnies pétrolières chinoises ; les sociétés américaines et européennes, qui comptent toutes des bureaux dans la capitale Luanda, ont tendance elles à nuancer ces dérives, en affirmant que ces détournements ne servent pas à des enrichissements personnels.
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est en mesure de prouver le contraire. 

Les documents que nous vous proposons de télécharger d’une part établissent que Jose Dos Santos est l’unique bénéficiaire de deux comptes ouverts auprès de la banque luxembourgeoise B.I.L (avec, mis en ligne, une lettre signée des directeurs de cette banque). D’autre part, à travers un procès-verbal de la Brigade Financière de Paris, rédigé le 12 novembre 2003 en marge des procédures visant l’homme d’affaires Pierre Falcone, ces documents décrivent de manière détaillée comment des sociétés panaméennes et helvétiques ont alimenté ces comptes, en détournant des fonds destinés au budget de l’état angolais. Enfin, un extrait complet du registre du commerce du Panama lève un coin du voile sur la société Camparal Inc, chargée de gérer les intérêts occultes de Dos Santos.

En 2006, et malgré les 15% de croissance enregistrés par le FMI, l’indigence des infrastructures angolaises interdisait toujours à 46% de la population d’avoir simplement accès à de l’eau potable. Les problèmes sanitaires engendrés par cette situation ont provoqué une résurgence du choléra, qui sévit actuellement dans 16 des 18 provinces angolaises. Selon les autorités locales, 2.440 personnes seraient mortes du choléra au cours des douze derniers mois. Mais des membres d’organisations caritatives s’exprimant sous couvert d’anonymat affirment que le nombre réel de malades décédés pour cette période avoisine plutôt les 15.000.

Langue du document : anglais, français, et espagnol pour les registres du Panama
Identification : signatures et tampons des organismes cités.

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