| La note du FBI sur la corruption d'Alcatel au Costa Rica |
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Le 12.04.07 Avatar de l’implantation d’Alcatel-Lucent aux Etats-Unis et de sa cotation à la bourse de New York : les agents du FBI sont habilités à enquêter sur tous les délits financiers en relation, même indirecte, avec ses activités sur le territoire américain. C’est sur la base de cette compétence qu’a été appréhendé le 20 novembre 2006 aux Etats-Unis Christian Sapsizian, ancien dirigeant d’Alcatel pour l’Amérique Latine...
Et James Price, l’officier du FBI responsable du dossier, remettait le même jour au magistrat de la Cour de Miami Peter Palermo un rapport complet sur l’ensemble des preuves recueillies par l’agence d’investigation sur les opérations financières d’Alcatel en relation avec ces contrats. Entre 2001 et 2002, l’équipementier a fourni pour près de 250 millions de dollars de matériels pour les systèmes électriques de ce pays, dans le cadre d’un accord avec l’opérateur public costaricain ICE. Or, selon le FBI, ce marché a donné lieu aux versements de 14 millions de dollars de frais de conseils divers qui masqueraient des opérations de corruption avec les plus hauts responsables politiques du Costa-Rica. C’est l’intégralité de ce rapport du FBI que nous vous proposons de télécharger ci-dessous.
La plupart des opérations bancaires visées ont été réalisées depuis un compte de la filiale Alcatel CIT, lui-même enregistré auprès de l’ABN Amro de New York. Dans ce dossier, le responsable d’Alcatel au Costa Rica, Edgar Valverde Acosta, a lui aussi été inculpé par la justice américaine, le 20 mars dernier. En France, cette affaire avait provoqué l’ouverture d’une instruction dès la mise en évidence des premiers éléments. L’enquête, confiée à la juge Evelyne Picard, avait débouché sur l’émission de plusieurs commissions rogatoires au mois de juillet 2005. Elle pourrait connaître de nouveaux développements avec la transmission des éléments obtenus par le FBI.
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Quelques jours plus tard, le 1er décembre 2006, le FBI bouclait son enquête, débutée trois ans plus tôt, sur les soupçons de corruption visant cet homme d’affaires pour d’importants marchés publics obtenus par l’industriel au Costa Rica.
Il détaille en particulier les versements réalisés sur un compte ouvert auprès de la Saint George Bank & Trust de Panama, au nom de l’épouse d’un dirigeant costaricain. 