| Les dirigeants corrompus en Angola |
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Téléchargez ces 9 pages du juge Philippe Courroye qui dressent la liste des responsables politiques angolais corrompus. Document mis en ligne le 04.04.07. À Paris, le parquet a renvoyé quarante-deux personnes devant le Tribunal correctionnel dans le cadre des trafics d’armes vers l’Angola. Le procés s'ouvrira le 3 octobre 2008 à Paris.
Ce commerce a permis à des responsables angolais, et en premier lieu au président Jose Dos Santos, d’améliorer l’ordinaire. D e 1993 à 2000, de prestigieuses personnalités françaises – Jacques Attali, Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua, Paul-Loup Sulitzer…-se sont employées à fournir pour 790 millions de dollars de matériels de guerre à l’Angola, en violation de l’embargo des Nations-Unies. Or, rapidement, à Luanda, ces fonds pris sur le budget de l’État ont ouvert les mêmes appétits que ce singulier marché avait fait naître à Paris. Et donc ces transactions sont devenues une source importante d’enrichissement personnel pour les proches du président Dos Santos. www.geopolitique.com a obtenu la liste complète des décideurs politiques et militaires angolais qui ont perçu des sommes rondelettes, remises par Pierre Falcone, principal architecte de ce trafic d’armes avec l’homme d’affaires Arcady Gaydamak.
L’Angola, deuxième producteur de pétrole du continent africain, adhère à l’OPEP depuis le début de l’année. Et José Edouardo Dos Santos, l’ancien étudiant de l’Institut du pétrole de Bakou en URSS en 1963, a fait en 2006 de son pays l’un des principaux fournisseurs pétroliers de la Chine (15% des importations de Pékin) et le septième fournisseur des États-Unis. Selon le Fonds monétaire international, l’économie angolaise connaîtra en 2007 une croissance record de 31 %, après le chiffre, déjà très élevé, de 15% atteint en 2006.
Pour autant, l’exceptionnel niveau de corruption du président Jose Dos Santos, et le contrôle que son clan exerce sur la manne pétrolière, ne permettra pas à la majorité des angolais de connaître des jours meilleurs. Pour l’année 2006, l’organisation Transparency International a classé l’Angola comme l'un des pays les plus corrompus de la planète (142e sur 163). L’organisation Human Right Watch estime qu’entre 1997 et 2002 le régime a détourné des caisses de l’État quatre milliards de dollars de rentes pétrolières. Identification : tampon et signature du Tribunal de grande instance de Paris
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La liste qui comprend quinze personnalités – du général jusqu’au ministre – a été établie par le juge d’instruction Philippe Courroye, en charge de dossier. Elle est contenue dans une « ordonnance de soit communiqué », signée par le magistrat en date du 18 novembre 2003, que www.geopolitique.com vous propose de télécharger dans son intégralité (en cliquant, pour nos abonnés, sur le lien au bas de cet article).